Déraillement d’un train de marchandises, trafic interrompu, travaux lourds et impact économique majeur : depuis le dimanche 11 janvier 2026, la ligne ferroviaire Caen–Cherbourg est totalement à l’arrêt. Retour complet sur la situation, les délais envisagés et les conséquences pour les voyageurs comme pour le territoire.
Que s’est-il passé ?
Le 11 janvier 2026, un train de fret de plus de 600 mètres a déraillé à proximité de la gare de Carentan-les-Marais. Le convoi assurait une liaison de ferroutage entre la gare maritime de Cherbourg et Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
Depuis l’accident, le trafic ferroviaire est totalement interrompu entre Caen et Cherbourg-en-Cotentin. Les trains reliant Caen à Granville via Lison continuent de circuler.
Pour les usagers, la reprise du trafic n’est pas attendue avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Des travaux de grande ampleur
À la suite du déraillement, près de 100 agents de SNCF Réseau sont mobilisés pour sécuriser et réparer la ligne.
Selon Pierre Sablier,
« Il faut s’attendre à une interruption prolongée du trafic. »
La caténaire a été arrachée, plusieurs rails endommagés, et certains ouvrages d’art doivent faire l’objet d’expertises techniques. Les causes exactes du déraillement ne sont pas encore connues : une phase d’analyse est en cours.
Avant l’accident, 3 100 mètres de voie avaient déjà été renouvelés pour 5,2 millions d’euros. Désormais, plus de 500 mètres supplémentaires devront être reconstruits pour garantir une reprise en toute sécurité.
Situation actuelle : où en est-on ?
Quatre jours après l’accident, la priorité reste le dégagement et la remise en état des voies, explique Jean-Baptiste Gastinne. Le train de marchandises est toujours immobilisé sur les rails, plié « en accordéon ».
Une grue ferroviaire de grande capacité est déjà arrivée dans le Cotentin et devrait intervenir avec l’appui d’une seconde grue afin de retirer d’abord les remorques chargées sur les wagons, puis d’évacuer ces derniers.
Une fois cette phase achevée, les équipes de la SNCF pourront engager les travaux de réparation des infrastructures pour permettre une reprise du trafic.
À ce stade, aucun calendrier précis n’est avancé : les délais se comptent vraisemblablement en semaines, compte tenu de la complexité et de l’ampleur des opérations.
Un impact économique lourd pour le port de Cherbourg
Le déraillement a des conséquences économiques directes et significatives, en particulier pour le port de Cherbourg.
La coupure de la ligne ferroviaire perturbe l’acheminement des marchandises, ralentit les flux logistiques et contraint certains opérateurs à se tourner vers des solutions alternatives, comme le transport routier, souvent plus coûteuses.
Cette situation entraîne une baisse immédiate de l’activité, des retards dans les opérations et une perte de confiance de certains clients. Selon les premières estimations, le manque à gagner atteint déjà au moins 60 000 euros, un montant qui pourrait encore augmenter si l’interruption du trafic se prolonge.
À plus long terme, ces perturbations risquent de fragiliser l’attractivité économique du port et, plus largement, l’ensemble de la chaîne logistique locale.
Quelles alternatives pour les voyageurs ?
Un plan de substitution par cars est en place depuis le lundi 12 janvier, avec cinq bus par jour assurant la liaison entre Caen et Cherbourg-en-Cotentin, en direct ou avec des arrêts intermédiaires selon les rotations.
La réservation est obligatoire et s’effectue sur le SNCF Connect ou le site Nomad Train ou via les bornes Nomad en gare ; aucun billet n’est vendu aux guichets, ce qui complique fortement les démarches.
Cette situation impacte particulièrement les usagers quotidiens, et plus encore les abonnés mensuels ou annuels, dont l’abonnement ne peut, pour le moment, pas être utilisé normalement sur cette liaison.
Les temps de trajet allongés et l’organisation bouleversée génèrent de fortes tensions en gare, à Caen comme à Cherbourg, où les agents SNCF reçoivent de nombreuses plaintes de la part des clients, alors même que l’interruption du trafic fait suite à un accident impliquant un train d’une compagnie extérieure à la SNCF, sur lequel ils n’ont aucune responsabilité.
Comment rentrer chez soi ce week-end ?
Demander à un pote ( et s’il veut pas : covoit )
Paiement accepté : café, kebab ou reconnaissance éternelle
En courant
Parfait pour préparer ton ultra-trail 2026 (c’est quoi 130km finalement ?).
À vélo
Depuis le passage du Tour de France, on est tous un peu cyclistes, non ?
En taxi (si t’as gagné au Loto)
Solution rapide, mais ton compte bancaire ne te dira pas merci.
S’incruster dans un déménagement
Tant que ça roule vers Cherbourg, on ne juge pas.
Angelina Voitsekhivska

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